Bjorn interview
Posted by newz12 on 5 years ago
 

 
Bombing Science: Parle moi de tes débuts dans le graffiti. Quel a été ton premier contact avec le graffiti et qu'est-ce qui t'as amené à en faire?

Bjorn: J'ai commencé par reproduire des logos de compagnies de skateboard et de bands punk un peu partout. Mais le déclic c'est vraiment fait en 94 lors d'un voyage à Boston. Quand j'ai aperçu tous les rooftops peints en entrant dans la ville, ça vraiment piquer ma curiosité. La transition entre la reproduction des trucs qui me parlent vers mes propres dessins s'est fait tout seul.

BS: Depuis que tu fais du graffiti, ta vision du graffiti a-t-elle changée? Comment?

Bjorn: Ma vision du graffiti a vraiment changé quand je suis tombé sur les trucs de REVS et COST à New York. Avant je pensais que tous graffitis devaient être fait à l'aérosol. Comme s'il y avait des règles à faire quelque chose d'illégale..... L'utilisation de tout ce qui me tombe sous la main me permet de peindre beaucoup plus.

BS: Quand tu dis que tu utilises tout ce qui te tombe sous la main pour peindre, peux-tu nous donner des exemples?

Bjorn: Du gallon de latex pourri sur le bord de la rue au stylo en passant par la poubelle de l’imprimerie… J’aime bien à quel point le medium peut changer le style et permet de peinturer des spots de façon totalement différente. Je crois qu’il y a tellement de possibilités qu’on ne devrait pas se limiter à une seule ….. tant que ça tache.

BS: Fait nous une courte historique du graffiti à Québec. Qui était là avant toi et qui est actif depuis?

Bjorn: À part un peu de bombing, je crois que le premier crew sérieux était le NAK ( ARO, K-TANG, EYESCREAM, CHEEB) et aussi les Bombers Without Shadows ( ERA, SON) qui étaient très présents dans la rue. Mais je crois que l'apparition d'un mur légal aux alentours de 96 à un peu tuer l'illégal pendant quelques années.... La plupart de ces personnes sont toutes disparues de la scène à part SON qui peinture toujours sous un autre blaze. Présentement, il n'y a jamais eu autant de personnes actives à Québec... c'est pas tous de la qualité, mais ça fait quand même du bien de voir plus de couleurs. EXPOS et SOME1 ( TES) et SEAR et NIKEL ( 116) sont bien présents depuis plusieurs années.

BS: Y a-t-il des endroits légaux/tolérés pour faire du graffiti à Québec? Quelle est l'approche de la Ville face au graffiti (répression, tolérance...).

Bjorn: Je crois qu'il y a 2 murs légaux à Québec et quelques autres endroits tolérés.... Il y a eu beaucoup de buffs cette année à cause de la fête du fuckin 400e, mais le bon côté c'est que seul les personnes vraiment actives sont restés up.

BS: Tu paint pas mal de freights depuis plusieurs années. Quelle est ta motivation à peindre des freights? Est-ce que tu préfères le métal aux murs et au bombing?

Bjorn: Un jour j’ai arrêté de sketcher sur une basse régulière et j’ai remplacé le tout par les freights… J’apprécie encore vraiment beaucoup le bombing, mais j’ai vraiment eu la piqure des freights, l’ambiance des dépôts, il y a toujours quelque chose de nouveau qui arrive d’ailleurs et j’imagine que mes trucs font le voyage inverse. En plus les freights sont tellement beau que les pièces déchirent toujours plus dessus que sur un carré de mur primé.

BS: Je sais que tu as beaucoup voyagé, quels sont selon toi les scènes de graffiti les plus intéressantes et aussi celles qui t'ont le plus influencées?

Bjorn: Au départ, c'est sûr que New York et le FX était ma plus grande influence, mais maintenant il y a tellement de choses qui se passe partout dans le monde, que tout m'inspire d'une façon ou d'une autre. Présentement, la scène du Brésil est définitivement une de mes grandes influences depuis plusieurs années et les freights prennent toujours autant de place dans ma tête. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir dans les dépôts....

BS: Personnellement, est-ce que tu as une explication/théorie au phénomène du graffiti? Qu'est-ce qui pousse les gens de partout dans le monde à prendre des risques pour mettre de la peinture sur un mur? Pourquoi le fais-tu, toi?

Bjorn: Je crois que le Do It Yourself y est beaucoup pour quelque chose. L'envie de créer au moment présent sans attendre que quelqu'un nous donne notre chance. Je pense aussi que la ville est un endroit beaucoup plus inspirant qu'une feuille de papier. Le chaos de la ville, les interminables murs de béton, les pubs, le bruits, l'asphalte, le changement, le monde qui n'en ont rien à foutre.... c'est bien mieux que la télévision.

Big up à SOME1, EXPOS, KAIN, SBIRE, TES!!!!!!!!!




 
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